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AGALOM GALERIE D'ART PRIMITIF ART PREMIER AFRICAIN

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Lexique


Association fondée le 15 février 1931 par Georges Vantongerloo et Auguste Herbin, qui a publié de 1932 à 1936 la revue Abstraction-Création (cinq numéros). De nombreux artistes européens actifs dans le champ de l’abstraction y ont collaboré. L’association (de plus de 400 membres européens et américains) a organisé les conférences et les expositions de tous ceux qui, en renonçant à la représentation de l’objet, « retrouvent la parole et la liberté créatrice ». Cette association, préparée par le groupe Cercle et Carré et par l’Art Concret de Théo Van Doesburg, a fait de Paris un pôle de création important dans le domaine de l’abstraction. Par exemple, les artistes Arp, Albert Gleizes, Piet Mondrian ont collaboré à l’association Abstraction-Création.


L’abstraction lyrique est un mouvement artistique qui se développe à Paris après la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, regroupés sous la bannière de l’École de Paris, des artistes comme Hans Hartung, Jean Bazaine, Roger Bissière, Pierre Soulages, Nicolas de Staël appliquent les premiers, les leçons de Vassily Kandinsky. Nourris de l’art de ce dernier considéré comme l’un des pères de l’abstraction,  ils découvrent la liberté et l’émotion qu’ils opposent à l’abstraction géométrique.


(de l’anglais, signifiant « peinture d’action »)
Terme proposé en 1951 par le théoricien Harold Rosenberg, s’appliquant aux peintres de l’Expressionisme abstrait, et plus particulièrement à la pratique de Jackson Pollock. L’action painting met en avant l’acte physique de peindre et la gestuelle de l’artiste, qui semble entrer en action avec le tableau, en lutte avec le support. L’œuvre devient ainsi le témoin de la chorégraphie que l’artiste a effectuée. Il illustre les pulsions de l’artiste au moment de son travail créateur. La technique du dripping répond donc à cet objectif puisqu’elle permet de traduire l’énergie de celui qui crée.


(De l’anglais, signifiant « intégral »)
Principe pictural et procédé de composition où les éléments picturaux sont répartis également sur toute la surface, paraissant même pouvoir s’étendre au-delà du tableau. La perception est ainsi décentrée, l’œil n’étant plus dirigé dans une direction définie. Ce terme a servi à caractériser la démarche de Jackson Pollock au cours des années 1940.




Courant majeur qui apparaît au début du 20ème siècle. Les artistes de ce courant  ne cherchent plus à représenter ou à copier  une réalité. L’utilisation de formes géométriques simples en relève.


Terme qui apparaît en 1945. Il désigne selon le peintre Jean Dubuffet les œuvres spontanées immédiates, brutes, fortement influencées par l’art primitif, les dessins d’enfants, ou ceux d’aliénés mentaux, qu’il appelle « des singuliers de l’art ».




Art qui s’attache à la représentation d’un objet. C’est depuis la naissance de l’art abstrait que le terme « art figuratif » est apparu pour se référer à toute forme d’art maintenant des références au monde matériel (paysage, figure humaine, objet, etc.), en opposition à l’art abstrait.


C’est en 1951 que le critique d’art Michel Tapié organise à Paris une exposition intitulée « Véhémences confrontées » et qui rassemble entre autres des artistes tels que Camille Bryen, Hans Hartung, Wols, Georges Mathieu, Jackson Pollock, Willem de Kooning, Jean-Paul Riopelle. Les œuvres exposées sont non figuratives et privilégient matières, traces et tâches de couleurs au détriment de la forme. Tapié organisera très vite d’autres manifestations comme « Signifiants de l’informel » retenant plus particulièrement le travail sur la matière de Jean Dubuffet, Jean Fautrier, ou encore d’Antoni Tàpies.


Le terme avant-garde est emprunté au vocabulaire militaire et désigne les troupes envoyées en avant de la progression d’une armée.
Ce terme est aussi utilisé à partir du 20ème siècle pour désigner des artistes ou des œuvres qui manifestent une volonté de rompre radicalement avec des traditions, des conventions, des écoles établies.


On doit à Alexandre Brongniart, directeur de la manufacture de Sèvres de 1800 à 1847, la théorie de la céramique, qu'il a publiée en 1841-1844 dans son Traité des Arts céramiques, ou des Poteries, considérées dans leur Histoire, leur Pratique et leur Théorie. Le premier, il a classé les céramiques en fonction de la porosité / imperméabilité de leur pâte.

Céramique (keramos, argile en grec). Terme générique ayant trait à l'ensemble des objets fabriqués en terre et ayant subi, au cours d'une cuisson à température plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible leur conférant une dureté caractéristique.
Pâtes ouvertes (=poreuses) :   
 -   Terre cuite ou poterie.   

-    Terre cuite à glaçure plombifère.
-    Faïence stannifère.
-    Faïence fine.
-    Pâte siliceuse.
Pâtes fermées (=imperméables) :
-    Grès.

-    Porcelaine tendre.
-    Porcelaine dure.
-    Verre.
-    Arcopal.
-    Produits siliceux modernes.

Terre cuite : céramique à pâte ouverte, de nature argileuse, dont la couleur varie en fonction de sa composition. Les terres rouges sont ferrugineuses, les terres blanches peuvent contenir du calcaire, de la silice, du kaolin, en proportions variables. Fabrication par modelage, montage au colombin (long boudin de terre enroulé sur lui-même), tournage, moulage. Cuisson vers 800-900°C.

Terre cuite à glaçure plombifère (=poterie vernissée) : céramique à pâte ouverte, contenant environ 80% d'argile et 20% de silice (dégraissant), recouverte d'un enduit vitreux, donc imperméable, à base de silice (sable pulvérisé) ; la silice ne fond que vers 1700°C, il faut donc lui ajouter un fondant, de l'oxyde de plomb. Cet enduit est naturellement incolore, et on l'appelle " vernis ". Les historiens de l'art l'appellent souvent " glaçure ", de l'allemand glazur.
   
Fabrication.
- Préparation de la terre, lavée, mise à décanter dans les bassins, pressée.
- Façonnage classique. Des éléments comme les prises, les becs etc. peuvent être ajoutés et collés à la barbotine, constituée par la terre de façonnage délayée dans l'eau.
- Parfois, pose d'un engobe, fine couche de terre ; il peut être d'une autre couleur que la terre de façonnage à des fins décoratives.
- Décoration par enlèvement de terre (ajourage, décor gravé à la pointe…), par ajout de terre (éléments collés à la barbotine…).
- Pose de la glaçure, par trempage le plus souvent. Elle est naturellement incolore, mais peut avoir été colorée à l'aide d'oxydes métalliques (cobalt pour le bleu, fer pour tons ocres, manganèse pour violet, cuivre pour le vert).

Faïence à émail stannifère : céramique à pâte ouverte, à glaçure plombifère opacifiée et blanchie grâce à la présence d'oxyde d'étain. Techniquement, la terre vernissée et la faïence appartiennent à la même catégorie céramique des pâtes poreuses, mais leur aspect est totalement différent, ce qui induit des techniques de décor totalement différentes : désormais la peinture, sur fond blanc, est reine.

Fabrication.
- Préparation de la pâte : idem.
- Façonnage : idem.
- Cuisson de dégourdi, vers 500°C, afin de sécher la pâte parfaitement.
- Emaillage, par trempage.

Décor de grand feu.
- A l'aide d'un poncif, le peintre dispose son décor, puis l'exécute sur le fond blanc et absorbant comme du buvard que constitue l'émail cru, à l'aide d'oxydes métalliques (plus de détails en cours).
- Puis a lieu la cuisson de grand feu, c'est-à-dire une cuisson autour de 900°C qui cuit à la fois la terre, l'émail et le décor. Aucune retouche n'est possible. La cuisson dure environ une semaine, le temps de monter la température, de la stabiliser puis de refroidir lentement le four.

Décor de petit feu.
- Cuisson vers 900°C de la terre et de l'émail. On obtient ainsi une pièce blanche que l'on peut utiliser telle quelle.
- Sur cette surface blanche, à l'aide d'un poncif, le peintre dispose son décor, puis il le peint à l'aide d'oxydes métalliques plus nombreux puisque la pièce n'aura plus à subir une cuisson à haute température. Il même un fondant à ces couleurs, qui leur permet d'adhérer à l'émail en le faisant fondre légèrement à la cuisson.
L'usage d'une cuisson au petit feu se reconnaît à la palette plus variée que celle du grand feu, comportant notamment le rose obtenu à partir d'un précipité de chlorure d'or (l'or ne supporte jamais de cuisson supérieure à 750°C).
Après une cuisson à 750°C, la pièce est terminée.

- Les faïences à décor de reflets métalliques sont également des faïences dont le décor a été cuit au petit feu. Après la cuisson de la pièce en blanc, on peint le décor à l'aide d'un mélange d'oxyde métallique broyé (argent pour reflets jaunes, cuivre pour reflets rouges cuivrés), mêlé à un acide tels du vinaigre ou de l'urine et à une terre ferrugineuse finement broyée. La cuisson a lieu dans un four dans lequel on envoie de la fumée, à savoir du carbone qui se fixe à l'oxygène de l'oxyde métallique ; le métal reste alors fixé sur la faïence.




Le cimier est un ornement qui surmonte un casque, (heaume). Il est particulièrement convoluté en héraldique, lorsque le casque qu'il embellit fait lui-même partie des ornements extérieurs de l'écu. Quand une figure des armes s'y prête, elle est fréquemment reprise par le cimier.
Le casque à sommet pointu peut être orné d'un panache. Le casque à sommet plat peut être décoré de manière plus élaborée, par des têtes et cols d'animaux (licorne), ou des bustes ou membres issants, des ailes (demi-vol ou vol), des cornes, des petites bannières,...
Initialement, le cimier a une fonction militaire : il sert à grandir la silhouette de son porteur pour mieux impressionner son adversaire. Il devient ensuite un ornement de parade, destiné à frapper les imaginations des spectateurs avant l'entrée en tournoi, mais non à résister à l'épreuve. En tant que pièce militaire, le cimier a été abandonné après le XVIe siècle, mais a survécu comme élément décoratif des armoiries.
Bibliographie
    * Le cimier : mythologie, rituel, parenté des origines au XVIe siècle : actes du 6e colloque international d'héraldique, La Petite-Pierre, 9-13 octobre 1989, Académie internationale d'héraldique, Bruxelles, 1990, 365 p.
    * Jean-Luc Eichenlaub, Les Cimiers des armoiries bourgeoises de Mulhouse, 1990
    * Roger Harmignies, Les cimiers de la noblesse du royaume de Belgique : typologies et fréquences, Léopard d'or, 2004, 122 p. (ISBN 2863771930)
    * Max Prinet, Cimiers et supports parlants d'armoiries françaises, Société suisse héraldique, 1916


Le collectionnisme renvoie, chez les aristocrates puis les personnes fortunées, à un hobby visant à établir des collections d'objets d'art.
L'accumulation ostentatoire d'objets d'art observée pour les aristocrates de la botte italienne pendant les diverses phases de la Renaissance artistique, goût pour le prestige et preuve de bonne fortune qui s'est propagé pour tous les Grands des cours d'Europe. Cette propension à l'accumulation confinant au goût du lucre est particulièrement observable pour le cardinal de Rome Scipion Borghèse, qui notoirement utilisa ses pouvoirs pour faire enfermer des propriétaires de belles peintures qu'il convoitait, afin de mettre la main sur leurs collections. À Florence, le trait commun aux membres de la Maison de Médicis fut des siècles durant le collectionnisme, tout comme la cynégétique fut celui des Capétiens ; ainsi Léopold de Médicis qui collectionna une série importante d'autoportraits qui se trouve dans le corridor de Vasari.

Une collection est à la fois un regroupement d'objets correspondant à un thème, et l'activité qui consiste à réunir, entretenir et gérer ce regroupement.
Il peut s'agir d'un loisir : la personne qui constitue et stocke la collection est alors un collectionneur. Ce peut aussi être une profession, celle de conservateur : conservateur de musée (collections d'œuvres d'art, d'objets rares ou anciens), conservateur de bibliothèque ou d'archive (fonds regroupant des documents)
Collections scientifiques
Une collection scientifique est, en biologie, un ensemble de tissus organiques ou d'animaux naturalisés, conservés à des fins d'études et/ou pour être exposés (dans des muséums d'histoire naturelle, dans des laboratoires de recherche, dans des zoothèques d'université, etc.).
Collection d'objets de la vie quotidienne
Dans le cadre des loisirs, il existe des noms pour désigner les différents types de collection en fonction des objets qu'elles comprennent. Voici une liste non exhaustive des principaux objets et sujets de collections avec le nom donné à ces collections. (Comme dans tout domaine spécialisé, certains de ces noms ne sont pas attestés par les dictionnaires courants.)
    * Collections par thème
    * Collections par nom de collection
En particulier, le docteur Edmond Locard, dans son Manuel du philatéliste, a défini ce qui caractérise tout collectionneur et lui a donné le nom savant, générique, de « syllectimane ». Jusqu'au XIXe siècle, le terme de cabinet de curiosités désignait la pièce où le collectionneur rangeait ses objets, notamment les médailles, les œuvres d'art et les objets d'histoire naturelle.


(De l’anglais, signifiant « champ coloré »)
Pratique picturale qui privilégie la couleur et qui consiste à peindre de grandes plages chromatiques posées en aplats, modulées par des effets de matière et ou de dégradés de couleurs. Les œuvres, souvent monumentales, excluent toute forme de figuration, et peuvent mener à une phase méditative. Tout ceci permet d’intensifier la présence de la couleur ainsi que ses qualités formelles (luminosité, expressivité, réalité physique). Les œuvres color field donnent ainsi une sensation d’enveloppement du spectateur, et créent un rapport fort et émotionnel avec lui.


Une ethnie est un groupe humain possédant un héritage socio-culturel commun, comme une langue, une religion ou des traditions communes. Elle diffère en ceci du concept de race qui partage des caractéristiques biologiques et morphologiques liée à des ancêtres communs.
Le mot dérive du grec ancien  qui signifie « peuple, nation ». Il a été employé pour désigner une peuplade primitive ou une tribu mais désigne, plus généralement, tout peuple, toute nation qui se reconnaît comme tel. Selon le dictionnaire le petit Robert : « l'ethnie française englobe notamment la Belgique wallonne, la Suisse romande, le Québec francophone ».

Histoire
La notion d'ethnie a longtemps été le pendant sociologique de la notion de race (il en est parfois encore l'euphémisme). Comme pour la race, son utilisation pose problème, à savoir que toute classification de la population selon des clivages ethniques possède un côté arbitraire.
L’ethnicité est, d'après Max Weber, le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, des coutumes, de ressemblances physiques ou de l'histoire vécue (objective ou mythologique). Cette notion est très importante sur le plan social et politique car elle est le fondement de la notion d'identité.
Celle-ci peut entraîner des engagements extrêmes comme par exemple celui - principalement en Espagne - de l'ETA pour la reconnaissance politique d'un peuple basque.

Vocabulaire associé
Certains mots ou néologismes sont directement hérités ou inspirés de la signification que revêt « ethnie » dans le vocabulaire des sciences sociales. En voici quelques-uns parmi les plus fréquemment rencontrés :
L’ethnogenèse est l’ensemble des faits et des idées qui concourent à la formation d'un peuple, en tant qu'ensemble d'individus partageant le sentiment d'une identité commune.
L’ethnohistoire est l’histoire d'une ethnie, en tant qu'elle construit sa propre identité dans la longue durée.
L'adjectif « ethnique » est parfois employé dans le sens de « relatif à des peuples ou cultures exotiques », il est considéré comme un mot porteur en marketing (marketing ethnique). Les campagnes y font donc volontiers référence de façon directe ou indirecte (Benetton).
Un groupe ethnique s'appliquerait plutôt au sein de sociétés urbanisées[réf. nécessaire].
L’ethnisme est l’ensemble de liens qui réunissent des groupes d'individus ayant un patrimoine socio-culturel commun, particulièrement la langue. Il a servi pour établir une catégorisation, sur la base de particularités sociales et au prétexte de différences d'origines raciales ou géographiques. Ce terme a été utilisé dans cette acception à propos de la Côte d'Ivoire, l'ethnisme de "l'ivoirité", et à propos du Rwanda et du Burundi (lire à ce sujet Le Défi de l'ethnisme de l'historien Jean-Pierre Chrétien qui rassemble des conférences qu'il a faites à partir de 1990).
L'ethnolinguistique est une discipline des sciences humaines qui se penche sur la variabilité linguistique à travers les différentes sociétés humaines et qui voisine dès lors avec la sociolinguistique et la dialectologie.

Catégorisation d'une population d'après l'appartenance ethnique
Certains pays recensent leur population suivant des critères ethniques ou nationaux (concept peu familier pour un lecteur français, la France ayant très tôt dans son ethnohistoire écrasé les « particularismes locaux » (comprendre : les peuples non-français vivant sur son territoire) et opéré une tautologie entre citoyenneté et nationalité). Il peut s'agir de discrimination positive et de mise en place de mesures d'affirmative action comme le font les États-Unis pour ses minorités raciales, l'Inde pour la caste des intouchables, la République populaire de Chine envers ses diverses nationalités.
Les intentions du législateur ne sont pas toujours innocentes, comme on l'a vu au Burundi et au Rwanda. Ce dernier a pratiqué également une catégorisation de sa population, mise en place par l'administration coloniale belge, et maintenue jusqu'au génocide de 1994. La nouvelle constitution en 2003 abandonne toute référence aux ethnies Hutu, Tutsi et Twa, réprime toute discrimination basée sur l'ethnie (art. 11) et interdit aux formations politiques de se réclamer d'une ethnie ou d'un clan particulier (art. 54).
La catégorisation ethnique n'est pas nécessairement une action politique à fin discriminative. En Indonésie, la majorité des gens continuent à se définir d'abord par leur appartenance ethnique ou suku (Balinais, Javanais, Minangkabau), qui correspond à une identité et une langue régionale (bahasa daerah) dont l'existence est officiellement reconnue.



En ethnologie, on désigne du nom de fétichisme l'adoration d'un objet (statuette, etc.) dans le cadre d'une pratique religieuse ou mystique. Le fétichisme consiste dans l'adoration des objets naturels, tels que les éléments, surtout le feu, les fleuves, les animaux, les arbres, les pierres mêmes ; ou d'êtres invisibles, génies bienfaisants ou malfaisants, créés par la superstition et la crainte, tels que les grisgris de l'Afrique centrale, les burkhans de la Sibérie, etc.
L'étymologie du terme « fétiche » via le terme portugais « feitiço » et les évolutions de son sens montre que l'idée de quelque chose de « fabriqué » a induit celle d'« artificiel », de « trafiqué » voire de « faux » ou lié à des manigances magiques comme le « sortilège ».

Le terme fétichisme est un néologisme introduit par Charles de Brosses en ethnologie entre 1756[2] et 1760[3]. Il le définit alors comme « forme de religion dans laquelle les objets du culte sont des animaux ou des êtres inanimés que l'on divinise, ainsi transformé en choses douées d'une vertu divine ». La notion de fétichisme implique un observateur comparant des croyances ou un culte à d'autres, sans nécessairement adhérer lui-même à l'un ou l'autre. Charles de Brosses utilise une démarche comparative et utilise le présent des nations modernes pour tenter d'éclairer le passé des anciens peuples[1]. Il s'attache à confronter une religion d'objet (le fétichisme) aux religion de Révélation voire à toutes autres formes de religion primitives. Il voit le fétichisme comme un « culte puéril » limité à la vénération d'un objet. Il le différencie nettement de l'idolâtrie où l'objet a fonction de représentation et récuse toute faculté symbolisante à l'objet dans le cadre du fétichisme.

À l'inverse, David Hume considère le fétichisme comme partie prenante du polythéisme et le considère plus ou moins comme un synonyme d'idolâtrie. C'est de ces deux visions du fétichisme et de sa place dans le processus de construction de la religion que la problématique ethnologique rejoint la problématique philosophique.

En parlant du rapport entre les religions et le fétichisme, Alfred Binet écrit : « il est certain que toutes les religions côtoient le fétichisme, et quelques-unes y aboutissent. » C'est ainsi que Binet analyse les crises d'iconoclasmes des religions monothéistes, telles les destructions par certains chrétiens des iconostases de la religion chrétienne orthodoxe, qui n'a jamais renoncé aux icônes (voir Théologie de l'icône). On peut aussi se rappeler l'épisode de la destruction des Bouddhas géants de pierres de Bamyan par les Talibans d'Afghanistan.




Le pigment est une substance colorée naturelle ou artificielle. Dans la nature cela peut-être le constituant d'un minéral ou bien une substance organique, animale ou végétale, présente dans les cellules d'un organisme vivant et produisant la couleur.En art ou en industrie les pigments sont des poudres, généralement broyées très finement avant d'être mises en suspension dans un liant (ou médium), liquide, plus ou moins fluide, ou visqueux, pour obtenir les peintures, les enduits, ou les encres. Ils sont généralement insolubles dans le milieu se fixant à la surface du support sur lequel on l'applique, contrairement aux teintures qui pénètrent dans les fibres.

Histoire
Les colorants étaient connus et utilisés depuis la plus haute Antiquité. Les Sumériens, Grecs, Romains, Égyptiens, Mayas, etc. les utilisaient abondamment, notamment comme produits cosmétiques.
Cependant, ces colorants, malgré leur très grande efficacité, ne sont plus utilisés car ils contenaient des sels métalliques hautement toxiques comme des arséniates, du carbonate de cuivre ou vert-de-gris, de la céruse sans oublier l'antimoine, le mercure, le plomb, etc.

Botanique
Substance organique produisant la couleur constitutive des éléments de la plante :
    * feuilles : chlorophylle (E140), anthocyanes (E163) (ou lipochromes) rouges, bleus ou violets
    * tronc :
    * racines : carotène (caroténoïdes E160)
Les principaux pigments naturels (colorants) extraits des plantes comprennent :
    * l'indigo tiré de l'indigotier,
    * le bleu pastel tiré du pastel ;
    * le safran tiré du Crocus sativus. Loin devant le caviar et les truffes, c'est le produit alimentaire le plus cher au monde puisqu'il se négocie couramment autour de 2 000 euros le kg…Il faut 160 000 fleurs pour faire un kilo de safran.
    * l'alizarine et la purpurine, rouges tirés de la garance, petit arbuste de la garrigue méditerranéenne. Ce rouge éclatant a coloré jusqu'en 1915 les pantalons des poilus ;
    * des terpènes comme le lycopène (rouge du radis et de la tomate) et le carotène (orange des carottes) ;
    * le fusain, charbon du bois homonyme.

Médecine
    * le pigment le plus connu est la mélanine, substance produite par les mélanocytes.
On connaît deux types de mélanine :
    * la mélanine- base ou eumélanine est un polymère brun-noir
    * la phéomélanine de couleur jaune-rouge (c'est un monomère). Présente dans les yeux et les phanères peaux, ongles et cheveux, elle donne les grains de beauté, le bronzage mais la dégénérescence de ces cellules donne le mélanome tumeur cancéreuse redoutable sous la forme du MMC. Alors que le bronzage a pour rôle (outre de fournir de la vitamine D) de protéger les peaux claires des UVA/UVB du soleil.
L'absence congénitale de mélanine produit l'albinisme. Cette absence est due à une voire deux enzymes défaillantes. La première servant à former de la tyrosine et la deuxième servant à transformer la tyrosine en mélanine. Cela signifie que si la première enzyme est défaillante ,la mélanine ne sera pas produite et par conséquent le sujet sera albinos.
L'œil, lui se protège en contractant l'iris, classiquement : jusqu'à la grosseur d'une tête d'épingle. L'excès d'UV, ainsi que les traumatismes, entraînent la cataracte.
    * dans les yeux, les pigments, mélanines et lipofuscine (yeux verts) colorent l'iris en vert, gris, noir, noisette…
Alors que des pigments en très faible quantité donneront les yeux bleus. Cet iris peut parfois être rouge en l'absence totale de pigment (ex. en cas d'albinisme).
    * Dans les vaisseaux des mammifères : l'hémoglobine équivalent sanguin de la chlorophylle donne un rouge rutilant.

Zoologie
Les colorants naturels comprennent :
    * le pourpre tiré d'un coquillage : le murex qui colore depuis des millénaires la robe des sénateurs ou des cardinaux à Rome,
    * le carmin tiré de la cochenille.

Chimie
Depuis le XIXe siècle, les colorants naturels, ont été le plus souvent remplacés par des composés synthétiques, azoïques tirés de l'aniline.

Alimentation
Si le rouge de betterave (bétanine - E162) est bien inoffensif, d'autres pigments colorants ne l'étaient guère, comme :
    * le jaune-de-beurre qui servait à colorer les margarines,
    * l'amarante (E123) (colorant rouge)
Ils ont été justement condamnés par l'Académie de Médecine comme cancérigènes bien qu'ils aient été largement utilisés dans les siècles précédents.

Peinture
De nos jours, la plupart des pigments ne sont pas d'origine industrielle. Seuls quelques pigments sont extraits à partir de minéraux, comme les ocres. La production mondiale de certains pigments comme le blanc de titane s'élève à plusieurs centaines de tonnes par an.
En peinture, les qualités requises pour les pigments sont :
    * la stabilité à la lumière. Certains pigments se décolorent lorsqu'ils sont exposés à la lumière, ils sont donc à éviter en peinture.
    * la stabilité en mélange avec d'autres pigments. Pour obtenir des teintes variées, il est nécessaire de mélanger des pigments différents. Il est important que ceux-ci ne réagissent pas entre-eux. Par exemple, les pigments de cadmium ne doivent pas être mélangés avec des pigments contenant du plomb.
Exemples pour l'huile (peinture à l'huile), l'eau (gouache), l'œuf (tempera)...
    * Pour le bleu :
          o bleu de cobalt
          o bleu de Prusse
          o bleu outremer
          o bleu de phtalocyanine
          o indigo (végétal), n'est plus utilisé
          o lapis-lazuli (minéral), n'est plus utilisé, il est remplacé par le bleu outremer.
    * pour les noirs végétaux :
          o noir de vigne
          o noir de campêche
          o noir de fumée et/ou noir de suie et/ou noir de lampe
          o autres noirs végétaux.
    * pour les noirs minéraux :
          o noir de vase ;
          o noir de Mars ou noir de fer ;
          o noir de manganèse;
          o noir de Prusse ;
          o la terre de Cassel ;
          o le bitume de Judée ;
          o le khôl (mais beaucoup plus utilisé en cosmétique ;
          o autres noirs minéraux.
    * pour le noir animal :
          o noir d'ivoire (à base d'ivoire à l'origine, l'ivoire étant remplacé par de l'os par la suite)
    * pour les rouges (et roses)
          o végétaux : garance, alizarine, carmin, kermès et cramoisis… autres rouges végétaux.
            Sans oublier l'orseille, ou pourpre française, tiré d'un lichen, Roccella tinctoria de la famille des Roccellaceae.    
    * pour les rouges (et roses) minéraux : Vermillon et cinabre ; minium ; sinopia ; rouges de cadmium ; terres rouges : rouge de Pouzzoles, rouge Van Dyck, etc. autres rouges minéraux.
    * Le jaune, couleur lumineuse, très utilisé, en peinture, y est l'intermédiaire entre l'or et l'orange.
          o des jaunes minéraux : jaune de chrome ; jaune auréolin ou Auréoline, jaune de Hansa. L'Orpiment (ou jaune royal, jaune de Perse et Orpin de Perse, jaune d'arsenic, or des fous…). Les jaune de cobalt, jaune de zinc ou jaune bouton d'or, jaune de baryum ou jaune d'outremer, jaune de baryte, jaune de strontiane, jaune de turbith, jaune de momie, les autres jaunes minéraux.
          o des jaunes végétaux : jaune safran et curcuma, jaune indien, gomme-gutte ou jaune du Cambodge, quercitrin et quercitron, les autres jaunes végétaux ;
          o des jaunes de synthèse : azoïques.
    * pour l'orangé utilisé en peinture, on se heurte à une grande difficulté : « classer, dans la gamme des couleurs (ou nuancier) cette couleur intermédiaire entre le rouge et le jaune » Van Dyck.
          o les oranges de cadmium (sulfo-séléniures de cadmium) ; l'orangé de Mars ou terre de Mars (oxyde-de-fer), le minium, véritable mine de rouges/orangés, le rouge-orangé d'Andrinople ; le rouge de carthame (quasiment un orangé), l'arséniate de cobalt va du rouge au jaune, mais hyper-toxique, il a été remplacé par le jaune-orangé de cobalt (autre sel de cobalt), les orangés traditionnels persans (de compositions diverses).
          o un seul orangé végétal : la gomme-gutte ou jaune du Cambodge. Elle aussi, peut être, jaune ou orangée en fonction de sa composition.



Un reliquaire est au départ une sorte de coffret destiné à abriter une ou plusieurs reliques. Les reliquaires sont en fait d'une grande variété de forme et d'usage.

Les reliquaires dans le christianisme
Au sens premier du mot, un reliquaire (du latin reliquiarium) contient les reliques d'un saint chrétien.
Différentes catégories
    * La forme la plus ancienne du reliquaire chrétien est la châsse (du latin capsa, « boîte », « coffre »), qui rappelle le cercueil primitif et contient le corps entier du saint.
      Icône de détail Article détaillé : Châsse.
    * Dans certaines églises comme à Rouen, on a conservé longtemps le vieux terme de fierte (du latin feretrum, « brancard » ou « civière mortuaire »).
    * Le terme reliquaire s'applique théoriquement à tout récipient contenant des reliques, y compris les châsses, mais en pratique on le réserve à des coffrets et boîtes de plus petite taille qui ne contiennent pas le corps entier d'un saint.
    * On a parfois usé du terme grec de lipsanothèque (littéralement « armoire à reliques »), pour qualifier des meubles ou des reliquaires destinés à recevoir plusieurs reliques.
    * Certains reliquaires portatifs destinés à l'exposition des reliques se sont appelés monstrances.
    * D'autres, épousant la forme de l'objet qu'ils contiennent, sont qualifiés de topiques (ainsi les bustes-reliquaires et chefs-reliquaires qui contiennent généralement tout ou partie du crâne d'un saint, les bras-reliquaires, etc.).
    * On appelle staurothèque, au moins en milieu byzantin, un reliquaire contenant un fragment de la Vraie Croix.
    * Il existe enfin d'autres modes de conservation des reliques tels que leur insertion dans des regalia (sceptres, couronnes, mains de justice, etc.), ou leur usage comme talismans (dans des amulettes ou dans le fourreau des épées), mais on sort ici du cadre des reliquaires proprement dits.

Forme et matière
Il s'agit donc de boîtes de taille et de forme variable, destinées à recueillir des objets précieux et vénérés.
Bras-reliquaires (église San Pedre d' Ayerbe, Espagne)
    * La plupart des reliquaires sont en métal, souvent argenté ou doré.
    * Ils peuvent être enrichis soit d'émaux, soit de pierre précieuses ou semi-précieuses.
    * Une vitre peut laisser entrevoir la relique dans son coffre.
    * Plusieurs formes géométriques sont possibles: quadrangulaire, cubique, octogonale, cylindrique ou autre.
    * Parmi les reliquaires topiques, les chefs-reliquaires prennent la forme soit d'une tête ou d'un buste, comme par exemple le chef-reliquaire de saint Ferréol à Naxon, du milieu du XIVe siècle ou celui de saint Piat à Tournai.
    * Les bras-reliquaires, les pieds-reliquaires et les jambes-reliquaires revêtent la forme générale des membres qu'ils contiennent.
    * Les reliquaires portatifs destinés à la dévotion personnelle sont d'une variété de forme et de matière qui défie l'analyse.

Fonctions
Les reliquaires sont donc destinés à conserver les restes matériels de saints personnnages ou d'autres objets qui ont été sanctifiés par leur contact.
    * Ils servent à les préserver de la corruption et des souillures. C'est pourquoi on utilisa de moins en moins le bois, et de plus en plus le métal, au moins pour les reliques les plus précieuses.
    * Ils servent à en garantir l'authenticité et l'intégrité. C'est pourquoi ils sont le plus souvent scellés et parfois munis de chartes rédigées et signées par un évêque.
    * Ils servent à exposer les reliques à la piété des fidèles, soit dans l'église même, soit lors de procession. Au départ en effet les reliques étaient conservées sous les autels des églises ; mais à partir du XIIe siècle on les exposa à la piété des fidèles, soit sur l'autel, soit sur une « tribune d'ostension », ou encore dans des reliquaires portatifs appelés monstrances.
    * Les reliquaires portatifs étaient parfois utilisés pour être montrés aux fidèles lors de tournées destinées à collecter des fonds.
    * Un autre fonction du reliquaire, ou plutôt des ornements précieux du reliquaires, était de manifester la gloire et le prestige du saint dont il contenait les restes, et au-delà du saint lui-même, la gloire et le prestige de la communauté qu'il protégeait. En même temps c'était une sorte de placement, car, en cas de crise, le reliquaire pouvait être fondu. En tant qu'objets précieux, les reliquaires étaient conservés dans le Trésor des églises avec les autres pièces d'argenterie, comme les calices.
    * La splendeur du reliquaire avait aussi pour fonction de commémorer la générosité du ou des donateurs qui en avaient financé la fabrication ou l'enrichissement. Le souvenir du donateur pouvait en effet être porté sur le reliquaire soit par la représentation de son blason, ou encore celle de son saint patron, ou encore par une inscription.

Quelques exemples de reliquaires chrétiens:
Chef-reliquaire de saint Baudime (St Nectaire, France)
Reliquaire de la crèche (basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome)
Lipsanothèque de Sainte-Anastasie (Rome)
Reliquaire de la colonne de la Flagellation (Ste Praxède, Rome)
Reliquaire de Saint Louis, à la Basilique San Domenico (Bologne).
Buste reliquaire de Saint Mauxe (Acquigny – Eure – Normandie)

Les reliquaires dans les autres religions

Les reliquaires bouddhiques
    * Après la mort du Bouddha historique prit place la "Guerre des reliques", dont le motif était la possession des restes échappés au bûcher funéraire de Bouddha[4].
    * Un élément traditionnel de l'architecture bouddhiste, le stûpa trouve aussi son origine dans le culte des reliques du Bouddha, dont les premiers furent conçus pour les abriter.
    * Les rois bouddhistes ont acquis à prix d'or et conservé dans de précieux reliquaires des reliques du Bouddha Sakyamuni et d'autres saints personnages du bouddhisme
    * Ainsi par exemple, une dent du Bouddha est conservée à Kandy au Sri Lanka dans un reliquaire en or massif. Dans d'autres pays asiatiques comme au Japon, au Tibet, en Birmanie, des reliques du Bouddha ou de Grands Maîtres disparus sont vénérées avec dévotion.

Les reliquaires islamiques
    * Le monde islamique, s'inspirant des pratiques du christianisme byzantin, a également utilisé des reliquaires, pour abriter des reliques volées aux chrétiens ou d'origine plus récente, spécialement pour les poils de la barbe de Mahomet.
    * La plus grande collection de reliques musulmanes, et donc de reliquaires musulmans, se trouve au palais de Topkapi, à Istamboul, ancienne capitale de l'Empire ottman, qui avait succédé à l'Empire byzantin et perpétuait certaines de ses traditions, notamment celle de prestigieuses collections de reliques.
    * Les sultans mirent leur point d'honneur à enrichir ces reliquaires des matières les plus précieuses.

Les reliquaires africains
En Afrique la pensée religieuse traditionnelle est étroitement liée au culte des ancêtres. Des pouvoirs magiques y sont prêtés aux reliquaires.
Certains peuples – comme les Bakotas du Gabon – sont réputés pour leurs reliquaires. Différents matériaux sont utilisés, tels que le bois, le cuivre, l'os ou le fer.

Les reliquaires profanes
On appelle aussi reliquaires des coffres ou récipients analogues destinés à conserver précieusement des restes humains autres que ceux des saints, ou bien d'autres souvenirs de personnes chères ou admirées.
Reliquaire du cœur d'Anne de Bretagne, château des ducs de Bretagne, Nantes
    * L'usage de l'ancienne France était de conserver par exemple le coeur des rois à part, et le plus souvent dans une autre église que le reste de leur dépouille. Aussi a-t-on appelé reliquaires les récipients où on les conservait, par analogie avec ceux des saints.
    * A l'époque romantique ont fleuri des reliquaires napoléoniens, destinés à honorer le souvenir de l'Empereur.
    * On cite aussi comme une bizarrerie inexpliquée le reliquaire gothique en cuivre doré découvert par les héritiers de Vivant Denon (1747-1826), contenant entre autres des fragments d'os d'Héloïse et d'Abélard, une partie de la barbe d'Henri IV arrachée à sa tombe en 1793, une dent de Voltaire, et quantité de restes d'autres personnages historiques: il est conservé actuellement à l'Hôtel Bertrand de Châteauroux.
    * A la même époque on a souvent conservé dans différentes sortes de reliquaires des souvenirs familiaux ou galants, tels que, par exemple, la boucle de cheveux d'une personne chère et trop tôt disparue.




Un rite ou rituel est une séquence d'actions stéréotypées, chargées de signification (action « symbolique »), et organisées dans le temps. Le rite n'est pas spontané: au contraire, il est réglé, fixé, codifié, et le respect de la règle garantit l'efficacité du rituel. Les deux mots rite et rituels sont issus du latin "ritus" pour le premier et de "rituales libri" (livre traitant des rites) pour le second. Le rite est un élément d'un rituel.
Les rituels peuvent intervenir dans la plupart des circonstances de la vie. On distingue ainsi des rituels sacrés (messe, prière...) et des rituels profanes (voeux de Nouvel An, manifestations sportives...); des rituels sociaux (rites de politesse, discours de promotion ou de fin d'année...) et des rituels privés (rites de la toilette, de la séduction...). Cette situation explique que les sciences humaines dans leur ensemble s'intéressent à la question: sociologie, psychologie sociale, psychopathologie, anthropologie, histoire...
On pourrait dire que tout rite est "religieux" (donc sacré) si l'on se fie au double sens étymologique de "relier" et "se recueillir", s'unir volontairement à la tradition que le rite consacre.

Opinions diverses et différentes approches
On trouve dans l'histoire des sciences humaines différentes approches des rituels: une approche que l'on pourrait qualifier d'éthologie humaine, issue notamment des travaux de Konrad Lorenz; une certaine tradition sociologique qui, depuis les travaux d'Émile Durkheim traite les rituels comme des éléments du sacré; un courant issu de la psychanalyse qui rattache les rituels sociaux à des systèmes de défense collectifs... Les avancées les plus récentes s'articulent autour de la notion de "rite profane" (Claude Rivière, 1995) et de "rite d'interaction" (Erving Goffman, 1974, Dominique Picard, 1995, 2007)
Comme éthologue, Konrad Lorenz a étudié le rite comme une forme qu'une culture donne à l'agressivité individuelle de ses membres pour circonscrire ses effets désordonnés et indésirables et a-contrario valoriser sa contribution à la conservation du groupe.
Le rituel a une dimension collective et marque la vie sociale et les périodes importantes d'une société. Il a aussi une dimension spatiotemporelle précise (à un certain lieu et à un moment précis) qui instaure une coupure entre temps quotidien et temps du rituel.
un rite électoral : le siège d'investiture - représentation satirique sous forme de peinture rococo, de William Hogarth. Angleterre, années 1750

Rites initiatiques
Les rites de passage également nommés rites initiatiques accompagnent dans beaucoup de sociétés humaines les changements biologiques et sociaux d'un individu.
Les rites religieux
Chaque religion ou confession a codifié, au fil des siècles, les gestes qui lui sont propres pour la célébration de son culte. Par la pratique de ces rites, les fidèles reconnaissent leur adhésion intérieure et extérieure à ce culte. Les occasions rituelles les plus connues sont:

    * la naissance (baptême, circoncision, excision, etc.)
    * la puberté (Bar Mitzvah, Bat Mitzvah, confirmation, etc.)
    * la fécondité (fiançailles, mariage, etc.)
    * la mort (enterrement, crémation, etc.)




C’est en 1924, qu’André Breton donne naissance à ce mouvement littéraire et artistique qui réunit de très nombreux artistes. Dans le Manifeste du Surréalisme (1924) il énonce: " SURRÉALISME n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée en dehors de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. " Il ajoute : " Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. " Il définit la peinture surréaliste comme " la représentation intérieure de l'image présente à l'esprit. " (Le Surréalisme et la Peinture, 1928). En accord avec ces principes, les artistes surréalistes pratiquent l'écriture ou le dessin automatiques, le cadavre exquis, créent des décalcomanies, des collages, des frottages, des sculptures, des objets à fonctionnement symbolique, etc.

En décembre 1924, publication de la première revue surréaliste : La Révolution surréaliste (1924-1928). D'autres suivront, comme Le Surréalisme au service de la révolution, créée en 1930 ou comme Le Minotaure en 1933. La première exposition du groupe, la Peinture surréaliste, a lieu en 1925 à Paris. Elle est suivie de nombreuses autres. De 1927, date de l’adhésion de Breton au parti communiste français, à 1935, le groupe surréaliste se désunit. Si certains de ses membres prônent un engagement politique, d'autres s'opposent à cette inflexion du mouvement. En 1935, Breton fait volte-face, il rompt avec le parti communiste français et avec le stalinisme. Entre 1933 et le début de la Seconde Guerre mondiale, l'audience du mouvement s'internationalise (Belgique, Tchécoslovaquie, Suisse, Angleterre, Japon, etc.). La première exposition internationale se tient à Londres en 1936. Une autre rassemble à Paris en 1938 les principaux tenants du Surréalisme dans le monde. Pendant la guerre, nombre de surréalistes s'exilent aux États-Unis. Leur influence sera déterminante pour la peinture américaine. Après la guerre, l'histoire du mouvement surréaliste se poursuit jusqu'en 1969 avec son cortège de ruptures, d'exclusions.


D'un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l'État. Beaucoup de personnes utilisent ce terme pour faire référence à des peuples ayant des modes de vie non européens ou des sociétés indigènes. Certains ethnologues utilisent ce mot pour désigner les sociétés organisées sur la base des liens de parentés, spécialement des familles ayant une même descendance. Dans certains pays comme les États-Unis, ou l'Inde, les tribus sont des peuples indigènes qui ont une reconnaissance légale dans le pays concerné. Les gouvernements des tribus peuvent être un chef de tribu ou un sorte de conseil de tribu, qui représente la tribu et est généralement composé de personnes agées et sages.

Notion considérablement débattue chez les ethnologues : ces derniers voient des différences entre la tribu avant l'État et celle contemporaine ; certains de ces débats reflètent une controverse autour du colonianisme. Dans l'imagination populaire, les tribus reflètent un mode de vie prétendument plus "naturel" que l'État moderne. Les tribus auraient des avantages sociaux car elles sont homogènes, patriarcales et stables. Certains croient que les tribus sont organisées selon des liens de parentés, et ont une idéologie sociale basée sur la solidarité.
En 1972, Morton Fried dans son The Notion of the Tribe montre de nombreux exemples de membres de tribus qui parlent différentes langues et pratiquent différents rituels ou partagent des langues et pratiques venant d'autres tribus. Il montre aussi différents exemples de tribus qui suivent différents leader politiques. Il conclut que les tribus en général sont caractérisées par une hétérogénité de pensées. Les archéologues continuent à explorer le développement des tribus pré-étatiques. Les recherches montrent que les structures tribales ont un type d'adaptation selon les situations.


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