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AGALOM GALERIE D'ART PRIMITIF ART PREMIER AFRICAIN

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Le musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est situé quai Branly dans leVIIe arrondissement de Paris, à la place qui fut occupée par le ministère du Commerce extérieur. Projet ambitieux porté par Jacques Chirac(passionné d'"arts premiers") et réalisé par Jean Nouvel, il fut inauguré le 20 juin 2006.

Historique

Jacques Kerchache, marchand d'art et spécialiste en art africain, essaie dès le début des années 1990 de faire entrer les « arts premiers » (terme qu'il a inventé) au musée du Louvre. En1990, il signe dans le journal Libération un article sur ce sujet ; cette même année, il rencontre Jacques Chirac, alors maire de Paris. Ce dernier, qu'on dit passionné par les "arts premiers", est élu président de la République en 1995. Dès son arrivée à la tête de l'État, il demande l'ouverture d'un département des arts premiers au musée du Louvre. Un an plus tard, il annonce le projet de création d'un nouveau musée, qui rencontre rapidement une opposition, notamment avec une grève des collaborateurs du musée de l'Homme en 1999qui s'opposent au démantèlement des collections du musée de l'Homme et critiquent la primauté du choix esthétique au détriment des considérations scientifiques.

Un concours d'architecture est lancé en 1999, désignant Jean Nouvel comme architecte.

Ce musée est inauguré le 20 juin 2006 par Jacques Chirac, en présence notamment de Kofi Annan, Rigoberta Menchú, Paul Okalik, Dominique de Villepin, Lionel Jospin et Jean-Pierre Raffarin. Le musée du quai Branly a le statut d'établissement public administratif. Il est placé sous la triple tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le musée est ouvert au public depuis le 23 juin 2006.

 

 

De temps à autre, un point sur la fréquentation du musée permet de voir l'évolution du nombre de visiteurs. Après un mois d'ouverture où il y a eu 151 000 visiteurs, la moyenne se situe autour de 125 000 visiteurs par mois.

  • 20 juin 2006 : inauguration du musée.
  • 23 juin 2006[1]  : 8 757 personnes ont fréquenté le musée le jour de son ouverture au public.
  • 20 septembre 2006[1] : 350 000 personnes ont visité le musée.
  • 19 décembre 2006[1] : 800 000 personnes ont visité le musée.
  • 31 décembre 2006[1] : 952 000 personnes ont visité le musée.
  • 7 janvier 2007[1] : le cap d'un million de visiteurs cumulés est franchi.
  • Septembre2007[1] : le cap des deux millions de visiteurs cumulés est franchi.
  • 31 octobre 2007[1] : 2 175 000 personnes ont visité le musée.
  • 31 décembre 2007[1] : 2 404 000 personnes ont visité le musée.
  • 31 janvier 2008[1] : 2 520 470 personnes ont visité le musée. La fréquentation mensuelle est d'environ 115 000 personnes

Collections

Le musée réunit les anciennes collections d'ethnologie du musée de l'Homme (abrité par le Palais de Chaillot) et celles du musée national des arts d’Afrique et d'Océanie (installé à la Porte Dorée). Environ 300 000 objets ont ainsi été transférés du musée de l'Homme ; 3500 sont exposés sur le plateau des collections permanentes. Vaste espace sans cloisons, les œuvres sont réparties en grandes « zones » continentales : l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et les Amériques. Les objets sont accessibles au plus grand nombre grâce à une contextualisation soutenue par différents niveaux d’information : cartels, médiateurs culturels, textes et multimédias incluant photographies, films et musiques.

En complément du plateau des collections permanentes, dix expositions temporaires par an, réparties entre les galeries suspendues du plateau des collections et la Galeriejardin, espace des grandes expositions internationales, permettent de présenter des thématiques de fond tout en donnant à voir la richesse des collections.

Bâtiment

L'ensemble occupe une surface de 40 600 m² répartie sur quatre bâtiments capotés, et expose 3 500 objets, sélectionnés dans une collection qui en regroupe 300 000. L'immeuble de cinq étages couvert par un mur végétal de 800 m²a été conçu par l'architecte Jean Nouvel en partie en référence à la tour Eiffel proche comme un pont de 3 200 tonnes (500 000 boulons) sur lequel trente et une cellules multimédias ou plus techniques sont arrimées au-dessus d'un jardin de 18 000 m²conçu par l'architecte-paysagiste Gilles Clément. Ce jardin, composé de sentiers, petites collines, chemins dallés de pierres de torrent, bassins propices à la méditation et à la rêverie, sera planté de 178 arbres. Le musée a coûté près de 233 millions d'euros.

Les quatre bâtiments sont :

- le musée lui-même, dont la galerie principale, longue de 200 mètres, comporte plusieurs salles latérales qui sont représentées extérieurement par les boîtes colorées. Le musée comprend également un auditorium, des salles de cours, une salle de lecture, un espace d'exposition temporaire, un restaurant ;
- le bâtiment Université comprenant une librairie, des bureaux et des ateliers ;
- le bâtiment Branly (au niveau du mur végétal de près de 800 m², conçu par Patrick Blanc) qui comprend l'administration du site sur cinq niveaux ;
- l'auvent, qui comprend la médiathèque et les réserves.

Un parcours sinusoïdal en faible montée de plusieurs mètres conduit de la petite entrée du site jusqu'aux collections plongées dans la pénombre.

Revue

Le musée publie depuis 2005la revue d'anthropologieet de muséologieGradhiva. Cette revue, fondée par Michel Leiris et Jean Jamin en 1986, est consacrée à la recherche contemporaine en ethnologie, à l'histoire de l'anthropologie, aux archives de grands ethnologues et aux esthétiquesnon-occidentales. De part sa destination, Gradhiva s'intéresse régulièrement aux collections du Musée du quai Branly.

Controverses  

La création du musée, le plus grand projet de ce genre dans le monde, fut sujette à quelques controverses avant son ouverture :

  • Art ou culture ? Avec le transfert d'une bonne partie des pièces exposées précédemment au musée de l'Homme, la question se pose à nouveau du rapport entre ce qui relève des arts — et qui a vocation à être exposé dans le musée du quai Branly — et ce qui relève de la culture.
  • Qu'est-ce qu'un "art premier" ? La notion d'"art premier", relativement nouvelle, est elle-même sujette à question, car elle pourrait tendre à faire passer les peuples qui l'ont produit comme primitifs. Cette conception évolutionniste est largement remise en cause aujourd'hui, notamment de la part des anthropologues. Et si au début de la mise en forme du projet la qualification « Musée des arts premiers » était parfois avancée, aujourd'hui il semble parfaitement impropre de le dénommer ainsi. Malgré cette connotation, le terme "arts premiers" est rentré dans le langage courant.
  • Égalité de représentation pour tous les peuples du monde. Si le musée a vocation d'exposer les productions artistiques des civilisations du monde entier, on constate néanmoins une grande disparité de représentation. Par exemple, l'ouverture de ce musée a suscité au Québec des protestations en raison de la quasi-absence d'œuvres canadiennes. Ainsi, les Inuits du Grand Nord sont représentés par un simple peigne, et les premières nations du Québec, par deux ceintures tissées.

L'ensemble des critiques se rapportant à la genèse, à la création et au coût de ce musée font l'objet d'un ouvrage de l'ethnologue Bernard Dupaigne, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, paru en 2006 sous le titre « Le scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly ».

Tandis que depuis 1992, le musée national de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa demande le retour de tous les restes de dépouilles māories dispersées de par le monde, Stéphane Martin, directeur du musée du Quai Branly à Paris, s’est opposé, comme la Ministre de la cultureChristine Albanel, à la restitution de ceux conservés en France. Le Musée détient en effet quatre têtes māories dans sa collection, et selon le directeur, « les crânes sont conservés à l’abri dans une pièce très spéciale et ne seront pas exposés au public». La polémique s'appuie sur le statut de ces têtes, restes humains pour les uns, soumis à la loi sur la bioéthique et devant alors être rendus, œuvres d'art des collections des Musées de France, inaliénables selon l'article 11 de la loi du 4 janvier 2002 relative aux Musées de France.

Un autre sujet de controverse est le coût pharaonique de ce musée, tant au niveau du dépassement important du budget de construction qu'en ce qui concerne les coûts d'exploitation, comme le montre l'audit de la Cour des comptes. De plus, le bâtiment en lui-même a posé de nombreux problèmes (circulation, éclairage, finitions, etc.). A cet effet, plusieurs campagne d'aménagements et de travaux ont été entamés en 2008.

Bibliographie

  • Bernard Dupaigne, Le Scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly, Mille et une nuits, Paris, 2006, ISBN 284205962X, 261 p.
  • Germain Viatte, Yves Le Fur, Christine Hemmet et Hélène Joubert, Le guide du musée du quai Branly, Musée du Quai Branly, Paris, 2006, ISBN 2915133182, 307 p.
  • Stéphane Martin, Chefs-d'œuvre : Dans les collections du musée du quai Branly, Musée du Quai Branly, Paris, 2006, ISBN 2915133212, 113 p.
  • L’étrange étranger – « D’un regard l’autre », l’exposition-manifeste du musée du quai Branly, Télérama, Hors-Série, 20 septembre 2006.
  • Quai Branly – le musée de l’Autre, Télérama, Hors-Série, 20 juin 2006.
  • Benoît De L’Estoile, Le goût des autres. De l’exposition coloniale aux arts premiers, Paris, Flammarion, 2007.
  • Sally Price, Paris Primitive: Jacques Chirac's Museum on the Quai Branly, Chicago, University of Chicago Press, 2007 (Paris Primitif : le musée de Jacques Chirac sur le quai Branly, publication prévue en novembre 2007).
  • Rita Di Lorenzo, « Notre musée d’autrui - Réflexions sur la beauté du Musée du Quai Branly », paru dans MEI – Médiation et Information n. 24/25 (2006), Paris, éd. Harmattan, avril 2007.
  • Thule, Rivista italiana di Studi Americanistici n°16-17 Regards croisés sur l’objet ethnographique : autour des arts premiers (sous la direction de Giulia Bogliolo Bruna), 2006.

 

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